1 mois de confinement pour Françoise, responsable pôle social

Cela fait plus d'un mois que toute l'équipe d'Analys est en télétravail.
Les clients ne pâtissent donc pas du confinement de l'équipe.
 Mais comment le vit l'équipe ?

Aujourd'hui, c'est Françoise Guinet qui a la parole. Responsable du pôle social, ses journées sont extrêmement remplies !

Journal de confinement


Début mars nous avons vu apparaître les premiers arrêts pour confinement de salariés ayant été en contact avec des personnes porteuses du virus.
Les jours passant nous avons assez vite compris que nous allions nous retrouver dans une phase de confinement et dès le 12 mars nous partions du travail avec nos ordinateurs, au cas où !! 

Lundi 16 mars, le confinement est avéré, je prends mon poste dans mon bureau à la maison. 
À compter de ce jour, le rythme va être effréné, le téléphone est en surchauffe, la boîte mail déborde. Il faut prendre le temps consulter toute la documentation se rapportant au sujet social, comprendre, expliquer,
rassurer les clients. Les journées vont s’enchainer au rythme des joies, petites victoires et déceptions. Le site de l’activité partielle est saturé, les informations et les demandes tombent en continu, les décrets et ordonnances arrivent au jour le jour. Il faut faire, défaire, refaire les paies, les demandes de chômage, répondre, expliquer, lire et relire les textes… 

Le sommeil devient léger et l’envie de se lever au milieu de la nuit pour se connecter quand tout est plus calme est perçu comme un espoir de pouvoir avancer sur les demandes de chômage, demandes d’indemnisation… Après avoir rassuré les clients, il faut se rassurer soi-même, vais-je arriver à répondre à tous, à gérer toutes les demandes, à transmettre l’information juste ?? 

Cinq semaines plus tard, il reste encore beaucoup de choses à faire (ou refaire parfois !!), mais nous tenons le bon bout. 
Le télétravail qui était déjà une habitude depuis quelques mois me permet d’enchainer les journées sans ressentir la fatigue physique des déplacements.
La fatigue morale est compensée par la satisfaction de pouvoir être présente pour tous, et par les messages de remerciements des clients qui sont tous malgré leur angoisse d’une bienveillance extrême. 

Alors pour évacuer le stress, l’angoisse je réserve une partie de mes soirées à des activités pouvant me permettre de déconnecter, au programme :  marche dans ma campagne pour m’aérer, lecture pour m’évader, fabrication de confiture pour la douceur. Le plus dur étant d’être éloignée de ceux que l’on aime et que l’on sait seul, ou de mes enfants.
Et un grand merci à mon compagnon pour me rappeler de faire des pauses, pour sa présence qui me permet de garder le cap et l’humour…