Maxime, notre nouveau diplômé d'expertise comptable

Nous sommes fiers du parcours effectué par Maxime Chambon. Beaucoup, beaucoup de travail pour obtenir ce DEC (Diplôme d’Expertise Comptable). Cela correspond à un niveau bac+8, équivalent doctorat, même si ce diplôme n’en a pas la reconnaissance.
Nous lui avons posé quelques questions afin de mieux connaitre et reconnaitre son travail.

Comment s’est déroulé  votre parcours ?

Le chemin pour l’obtention du diplôme est long.

En résumé, voici les étapes :
1 – Il faut tout d’abord être titulaire du Master DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion) pour pouvoir s’inscrire au stage d’expertise comptable ;
2 – Il faut suivre le stage de 3 ans auprès du Conseil Régional des Experts-comptables. Le candidat est dénommé stagiaire expert-comptable. Ce « stage » consiste à suivre périodiquement des formations (e-learning et formations en présentiel) et de rendre 4 rapports de stage semestriels. À la fin du stage, et sous réserve du respect de ses obligations de stage, le candidat obtient l’attestation de stage. Cela lui permet de se présenter ultérieurement aux trois épreuves du Diplôme d’Expertise Comptable ;
3 – Il faut valider les 3 épreuves pour être diplômé d’expertise comptable.
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Les trois épreuves du diplôme sont :
– L’épreuve de déontologie de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes. C’est une épreuve écrite d’une durée de 1 heure qui se présente souvent sous la forme d’un QCM. Il faut connaître par cœur les règles déontologiques applicables à ces deux professions ;
– L’épreuve de révision légale : d’une durée de 4h30, cette épreuve écrite consiste à répondre à des questions issues de cas pratiques (en général 3 à 4 cas pratiques). Cette épreuve est exigeante, car elle nécessite d’avoir une très bonne maîtrise du temps imparti au candidat et de bonnes connaissances. Pour preuve, j’ai validé cette épreuve à la quatrième tentative. Le candidat a le droit d’apporter toute la documentation technique qu’il veut dans des valises. Seulement le candidat peut être perdu dans sa documentation s’il en apporte trop. À titre d’information, ma valise faisait 30 kilos… Au centre d’examen d’Arcueil, il faut porter sa valise sur 4 à 5 étages sans ascenseur. On est déjà fatigué avant le début de l’épreuve !
– Épreuve du mémoire : mémoire de 100 pages à rédiger sur un sujet d’ordre professionnel préalablement validé par un examinateur. Le candidat doit ensuite soutenir son mémoire. La soutenance dure 1h avec 10 minutes de présentation du mémoire et au maximum 50 minutes de questions/réponses en lien avec le sujet du mémoire. Le mémoire représente généralement entre 500 et 600 heures de travail. Cette fourchette de temps commence par les recherches bibliographiques et du sujet et se ponctue par la soutenance finale du mémoire. Le mémoire est généralement le fruit d’une année de travail personnel en plus des heures au bureau !

Où avez-vous passé votre diplôme?

Toutes les épreuves du diplôme se déroulent dans de grands centres d’examens en région parisienne. Il n’y pas de décentralisation des épreuves pour l’instant.

Mes examens se sont déroulés à Arcueil et Rungis (département 94). À chaque fois, je devais partir la veille pour éviter de se rajouter une dose de stress ! Je suis même monté une fois en voiture sur Paris du fait des grèves SNCF.

Pourquoi l’avoir passé ?

Le projet de devenir expert-comptable a mûri progressivement dans mon esprit. Dès la classe de 4e , je souhaitais exercer la profession d’expert-comptable, car j’aimais particulièrement les mathématiques. Ma professeure principale n’était pas d’accord avec mon projet, car, selon elle, mon niveau en mathématiques n’était pas suffisant. Je lui ai donc prouvé aujourd’hui le contraire…
Quelques années après mon embauche chez ANALYS (embauche en octobre 2008), au contact quotidien de Jean-Philippe Bochnakian, j’ai pu me conforter dans l’idée de devenir expert-comptable, car il s’agit d’un métier nécessitant entre autres, rigueur, une grande capacité de travail et des compétences pluridisciplinaires.

La ténacité fait partie de mes traits de caractère, il fallait donc que j’aille au bout de mon idée.
Sur un plan purement professionnel, je souhaitais obtenir ce diplôme afin de réaliser des tâches avec une plus haute valeur ajoutée pour le client et qui impliquent une responsabilité accrue. Sans hypocrisie, il s’agissait aussi d’évoluer favorablement en terme de rémunération.
Il y a eu de nombreux moments de doute et d’échecs au cours de cette expérience, mais j’ai toujours pu compter sur le soutien et les encouragements de ma compagne, ma famille/amis ici et au Burkina Faso (pays de ma compagne) ainsi que de l’équipe d’ANALYS. Je les remercie donc chaleureusement.

Quelle est votre vision du métier ?

Depuis le début de ma carrière professionnelle, j’ai pu constater une évolution significative de la profession notamment à travers la transition vers un environnement numérique/digitalisé. Cela fait maintenant plus de dix ans que nos dossiers de travail sont entièrement numérisés chez ANALYS. Notre leitmotiv est de perfectionner sans cesse nos méthodes de travail pour améliorer la productivité au sein du cabinet, fiabiliser les comptabilités de nos clients et pour des raisons écologiques, tendre vers le zéro papier.

Les cabinets d’expertise-comptable doivent opérer impérativement et rapidement un tournant vers le numérique pour d’une part accroître leur attractivité (auprès des prospects et des futurs collaborateurs) et d’autre part poursuivre leurs activités.
L’expert-comptable constitue également un interlocuteur privilégié du chef d’entreprise. Au-delà de son cœur de métier qui consiste notamment à répondre aux obligations comptables, fiscales et juridiques de ses clients, l’expert-comptable doit être présent aux côtés de l’entrepreneur pour l’accompagner durant les différentes phases de son entreprise (création, croissance de l’activité) et le rassurer en cas de difficultés financières.

Le point fondamental de notre métier est l’apport de valeur ajoutée au client. Ceci est possible par exemple à travers la proposition de missions telles que la gestion administrative pour le compte du client (préparations des ordres de paiement, recouvrement des créances impayées…) ou encore l’établissement de tableaux de bord et reporting financier.
Enfin l’expert-comptable doit faire preuve d’anticipation. Le meilleur moment pour présenter les comptes au client n’est pas en mars ou avril de l’année suivante, mais bien en novembre ou décembre de l’année en cours. Les clients sont de plus en plus intéressés par les atterrissages de fin d’année des comptes. Concrètement, il s’agit pour l’expert-comptable d’évaluer avec suffisamment de fiabilité, deux à trois mois avant la date de clôture de l’exercice, le résultat comptable qui sera dégagé et l’éventuel impôt qui en découlera.

Qu'est ce que cela va changer au sein du cabinet Analys?

J’espère que l’obtention du diplôme permettra tout d’abord d’assister Jean-Philippe dans l’accomplissement de certaines tâches incombant traditionnellement à l’expert-comptable telles que la supervision des dossiers de travail, la rédaction des lettres de mission, la rédaction des propositions de missions ou encore l’établissement des prévisionnels d’activité pour les prospects ou clients.
Un des objectifs est de permettre à Jean-Philippe de réaliser d’autres fonctions telles que le développement commercial ou encore la réflexion sur la stratégie du cabinet.


Mon évolution constitue également l’opportunité de repenser l’organisation du cabinet à travers une nouvelle répartition des tâches en interne afin que les tâches confiées à chaque collaborateur soient correctement en adéquation avec son expérience professionnelle et ses diplômes.

Notre mission d’expert-comptable :allier expertise, confiance, outils performants pour faciliter votre réussite :
https://www.analysconseils.fr

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